Gastrodia agnicellus
Photo credit Rick Burian
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Les orchidées sont connues pour être de magnifiques plantes. Des fleurs aux pétales délicats et aux couleurs vibrantes. Ce n’est pas le cas de Gastrodia agnicellus. Avec sa cloche brunâtre, le végétal a plutôt des allures de fruit pourri ou de monstre à la gueule béante selon les points de vue. Le nom « agnicellus » venait d’un terme latin signifiant « petit agneau » et avait été choisi en référence avec sa racine tubéreuse à l’aspect laineux. « Avec un peu d’imagination, vous pouvez presque voir une langue d’agneau dans la fleur ».

Pas étonnant donc que les Royal Botanic Gardens de Kew (en français, les Jardins Botaniques Royaux) au Royaume-Uni viennent de lui attribuer le titre d’orchidée « la plus laide du monde » avec des fleurs brunes, charnues et grotesques.

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Enfouie dans le sol de Madagascar

Elle a été découverte dans une forêt se trouvant dans la région de Vatovavy-Fitovinany, au sud-est de Madagascar. Elle vit à l’ombre des forêts de Madagascar, souvent sous les litières de feuilles et l’humus. Selon le rapport paru dans le Curtis’s Botanical Magazine, les premières observations de l’espèce remontent aux années 1990. Mais elle avait alors été classée sous une autre espèce nouvellement validée dans le pays, Gastrodia madagascariensis. Il a fallu de nouvelles expéditions et observations en 2017 et 2019 pour réaliser qu’il s’agissait d’une espèce à part entière. « Il est rapidement devenu clair que les fleurs étaient assez différentes de celles de G. madagascariensis et qu’elle formait une espèce non reconnue », explique dans l’étude Johan Hermans des Royal Botanic Gardens.

L’orchidée passe la majeure partie de son cycle de vie cachée sous des litières de feuilles, sur le sol de la forêt humide. Dépourvue de feuilles et de tissus pouvant pratiquer la photosynthèse, elle se nourrit uniquement grâce aux champignons qui l’environnent. Seules ses fleurs de 11 millimètres émergent du sol pour permettre sa pollinisation.

Une fois le procédé accompli, probablement par des mouches, la tige croit et des fruits se développent afin de disperser les minuscules graines. Outre son aspect particulier, la fleur arbore également un parfum sensiblement musqué similaire à celui des roses qui s’intensifie lorsque les températures augmentent.

Comme bien d’autres nouvelles espèces, à peine décrite, cette orchidée semble déjà menacée au vu de son aire de répartition très réduite. Elle a néanmoins été trouvée au sein d’un parc national déjà protégé ce qui offre une lueur d’espoir.

Notons qu’elle figurait dans le top 10 des nouvelles espèces végétales identifiées à travers le monde en 2020 de Royal Botanic Gardens de Kew.