Avenue de l'independance à Antananarivo

L’urbanisation aidant, les monuments se multiplient à Tana. Si l’on peut dire que le somptueux Palais des Sports de Mahamasina inauguré le 2 avril 1997 en est un, il ne parvient nullement à atténuer l’intrigue de l’histoire du Rova de Manjakamiadana.

A N T A N A N A R I V O (nous sommes en 2019). Ce nom signifie « la ville des mille guerriers » dont voici l’histoire : Au XVIIe siècle, les monarques Merina ont établi leur base sur ce lieu fortifié gardé par 1 000 soldats. Du temps de la colonisation, les Français ont transformé le nom Antananarivo en Tananarive, sans doute afin d’en faciliter la prononciation. Et de nos jours, les touristes préfèrent utiliser la forme contractée Tana.

Ceci étant, d’Antananarivo à Tana en passant par Tananarive, la ville a subi des transformations. À ne citer que le marché très organisé d’Analakely qui s’étendait le long de l’esplanade longeant les rangées de pavillons. On aimait le parfum qu’émanaient les fruits vendus par les maraîchers. Après son démantèlement en 1997, La place s’est transformée en des lignées de marchands furtifs qui s’installent au bord de la route séparant l’esplanade et les pavillons.

Pour terminer, ce serait dommage de ne pas toucher un mot sur le Rova de Manjakamiadana ou le Palais de la Reine. En 1995, un incendie a réduit en cendres la citadelle royale bâtie par la Reine Ranavalona I ainsi que les documents et richesses marquant la dynastie du royaume Merina.